Sous un autre jour

‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗
'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'

‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗
'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'

‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗
'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'



Pour ceux qui, nostalgiques d'une époque révolue, souhaitent
renier avec leur passé.


Pour ceux qui, hâtifs d'un futur proche, veulent découvrir les secrets de l'avenir.


Pour ceux qui, dans l'incompréhension d'un présent interminable, désirent comprendre ce qui leur arrive.


Ou tout simplement pour ceux qui, lassés d'une vie trop ennuyante, veulent se divertir avec une histoire un peu trop véridique.


À tout ceux qui s'intéressent à la vie banale d'une adolescente comme les autres, mais différente.


À tout ceux qui ont été intrigués ou touchés par ce résumé.


Que cela soit simplement pour vous divertir, pour comprendre, pour apprendre ou pour vous redécouvrir, il vous suffit de lire ce roman.


‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗
'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'

‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗
'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'

‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗_‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗
'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗'_'‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗‗'

# Online seit Samstag, 22. März, 2008 um 20:30

Geändert am Samstag, 22. März, 2008 um 21:02

Chapitre 1 : Douze ans (première partie)

Chapitre 1 : Douze ans (première partie)
Chapitre 1 : Douze ans (première partie)

- Non mais c'est une blague ?

Andrée ar
rêta de marcher. Elle ne pouvait jamais contenir ses émotions, j'aurais dû anticiper sa réaction.

- Non, ce n'est pas une blague. Suis-je du genre à en faire ?

- C'est vr
ai, tu as raison. Tu ne ris jamais ! répondit Andrée, moqueuse.

- Ça
n'est pas vrai ! rétorquai-je, indignée. Je ris, et souvent même ! C'est juste que tu n'y portes pas attention !

- Ouais, c'
est ça ! répliqua-t-elle avec un sourire.

Sou
dain, elle sembla se reprendre.

- He
y ! Tu changes de sujet là ! Ça n'est pas la question !

Un t
imide sourire coupable se dessina sur mes lèvres, ce qui fit rire Andrée. Mais cet interlude ne dura pas longtemps ; aussitôt, elle repartit à l'assaut.

- A
lors, tu peux me dire pourquoi tu veux aller dans une école tu ne connaîtras personne et où tu
seras entourée de petits bolés comme toi alors que tu peux enfin songer à avoir une vie normale dans une école secondaire de ton quartier et, qui plus est, en compagnie de tes meilleures amies ?

-
Premièrement, je ne veux pas me retrouver coincée avec ces sauvages qui nous servent de camarades de classe pendant encore 5 ans. Deuxièmement, je veux m'assurer un bon avenir, et ce programme est fait pour ça. Troisièmement, je n'aime pas être comme les autres et je ne désire pas avoir une vie ''normale''.

Mon
amie en resta bouche bée.

- Tu... ne ve
ux pas...avoir une vie normale ? bégaya-t-elle.

- Non,
pondis-je en haussant les sourcils.

-
Elle est malade cette fille... murmura Andrée, pensant que je ne l'entendrais pas.

Je décidai de
ne pas faire attention à cette dernière remarque et reprit mon chemin.

- Hey,
attends Julianne !

Elle courut
une courte distance, m'attrapa par l'épaule et se plaça devant moi. Elle me regarda dans les yeux un moment, puis se décida à parler :

- Éc
oute Juju, tu ne peux pas m'abandonner comme ça ! Qu'est-ce que je vais devenir sans toi, moi ?

-
Andrée, tu te débrouilleras ! Tu es sociable, joviale, jolie, tu as tout pour plaire ! Tout le monde voudra être ton ami à la PPA ! Et les garçons te courront après ! Tu n'as pas à t'en faire une seconde.

Elle
resta silencieuse un instant, les yeux baissés. Elle semblait réfléchir à mes paroles. Puis, elle se décida enfin à prononcer quelque chose :

- Oui, tu as peut-être raison. Mais sans toi, ça ne sera pas la même chose, et je continuerai à te le dire, même si je sais pertinemment que quoi que je te dise, tu iras à cette fichue école. JBM, non mais, quel nom plus affreux pour une école !

- Euh...
et PPA, c'est mieux selon toi?

Nous nous
regardâmes quelques secondes avant d'éclater de rire et de nous serrer dans nos bras.

- Quoi q
ue tu décides, saches que je respecterai ta décision dit Andrée. Mais tu dois me promettre que nous garderons contact !

- P
romis ! répondis-je.

- Juré
, craché ? dit-elle en souriant.

- Oh n
on, pas ça, s'il te plaît !

- Oh oui !

Sur ces mots
, elle cracha bruyamment sur le sol d'asphalte.

- Beur
k, tu es toujours aussi dégoûtante, dis-je.

- Eh oui
! Toujours !

- Tu ne changeras jamais, lui dis-je en souriant.

- N
on, et j'en suis bien heureuse ! répondit-elle tout aussi souriante.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


- Salut
!

C
'était la première journée d'école, ma toute première journée au secondaire. Il y avait une réunion dans la cafétéria pour nous expliquer un peu le fonctionnement de l'établissement. Lorsque je m'y étais rendue, le discours était déjà commencé et il n'y avait plus aucune chaise libre dans la rangée réservée à mon groupe, le numéro 81. J'avais alors été forcée de partager la moitié d'une chaise avec la fille qui débutait la rangée. Et maintenant, elle me faisait la conversation. Oh là là. Le cauchemar.

- Salut, répondis-je.

- Com
ment tu t'appelles ? me demanda la fille.

- Julianne.


- Que c'est
joli comme nom ! Moi, c'est Marie-Pier.

- Enchantée,
Marie-Pier, mais tu vois, j'aimerais bien écouter ce que le directeur a à dire, répliquai-je d'une voix que je voulais non-agressive.

-
Oh, oui, je comprends, répondit-elle, visiblement déçue.

- Écoute,
on se parlera après, si tu veux.

Son vi
sage s'illumina.

- D'acc
ord, répondit-elle en souriant.

J'écouta
i alors le directeur qui parlait du système de remises de temps – en d'autres mots, il parlait des retenues. C'était passionnant... à mourir. J'étais même sur le point de m'endormir lorsque, soudainement, je vis que qu'une chaise circuler de mains en mains parmi les occupants de la rangée à ma droite, et elle venait directement vers moi. Puis, quand elle arriva au bout, la dernière personne de la rangée la poussa vers moi. Je me levai donc de ma chaise actuelle pour aller quérir l'autre. Je la plaçai à côté de l'autre fille et m'assis sans faire de bruit. Au moins, j'avais mon propre siège ; c'était déjà ça.

Le
discours était interminable, inintéressant, inutile. Quand enfin il se termina, nous pûmes tous nous lever avec soulagement et nous diriger vers le gymnase afin d'obtenir nos livres et, détail que nous ne connaissions pas encore, pour prendre la photo de notre carte étudiante. Et si vous aviez vu nos têtes cette journée-là! Oui, les gens avaient voulus se faire beau, par souci de bonne première impression sur les autres, mais ils n'étaient pas arrangés pour une belle photo. Si vous aviez vu la mienne! Ah la la, c'était horrible!

P
our le secondaire, j'avais eu envie de changer de style vestimentaire – déjà là, ça fait peur. J'étais devenue une sorte de punk-gothique, les cheveux toujours attachés d'une manière originale, la tenue soigneusement anticonformiste. Et en cette première journée, j'avais voulu bien affirmer mon style. Je portais un chandail noir avec des coutures rouge sous une camisole blanche à petites bretelles. Je portais une jupe, noire aussi, avec des bas qui montent jusqu'aux genoux, eux rayés rouge et blanc. Un collier semblable à celui d'un chien ornait mon cou, des bracelets avec des pics agrémentaient mes poignets. Mes cheveux étaient ramenés en arrière, mais seulement ceux du haut, et je m'étais mise une sorte de passe, pour le style.

Et voi
là, ma première photo du secondaire était ratée. De quoi bien rire quelques années plus tard. Heureusement – ou malheureusement – ça n'allait pas être la pire photographie de mon secondaire.

# Online seit Sonntag, 18. Mai, 2008 um 21:39

Geändert am Montag, 19. Mai, 2008 um 11:21